Droit de l’environnement

Paul IVORRA

Aux origines de l’humanité l’homme avait divinisé la nature : des représentations sur les parois des cavernes jusqu’à la Terre Mère, Gaïa chez les Grecs, terre nourricière. Fourastié, allant à l’encontre de cette réalité écrivait : « La nature naturelle est une dure marâtre pour l’humanité », insistant sur les bienfaits du progrès technologique.

Après la très longue histoire des rapports conflictuels entre l’homme et la nature, nous assistons impuissants à une dégradation de plus en plus rapide de nos ressources, à la marginalisation d’une partie de la population du continent africain et même de certaines catégories sociales dans les pays « Développés ». Quand l’homme n’aura plus de place pour la nature, peut-être la nature n’aura-t-elle plus de place pour l’homme (Stefan Edberg).

Tel sera le fil conducteur de cette approche du droit de l’environnement avec comme point de départ l’émergence de la préoccupation écologiste et des récupérations de celle-ci à des fins peu avouables.

Les interventions seront toujours interactives laissant la place à la fois à l’actualité planétaire mais aussi aux préoccupations locales et toujours illustrées par des montages de diapositives ; parfois la jurisprudence s’immiscera dans le débat.

Les problèmes de l’environnement

Paul IVORRA

L’environnement devient l’un, de sujets majeurs de notre actualité, alternant bien sur, avec une actualité faite de tension, d’affrontements sanglants aux portes de l’Europe de l’ouest.

Les grands thèmes restent : changement climatique, l’épuisement de la ressource en eau, les catastrophes « naturelles » qui s’amplifient ; incendies gigantesques, pluies torrentielles, typhons, tsunamis, tremblement de terre, fonte des glaciers et de la banquises…Et à l’autre bout de la chaine, au quotidien nos habitudes, notre gaspillage, nos décharges sauvages, nos voitures automobiles, clims, piscines, gazons, golfs, éclairages, artificialisation des sols…

Et que penser de la fuite en avant qui a pour seul bute de maintenir notre « niveau de vie et notre façon de vivre » : pêle-mêle  le tout électrique automobile, les bassines, une agriculture productiviste, les inégalités criantes entre pays et catégories sociales, la recherche du profit comme facteur essentiel de la dégradation de l’environnement…..

Certains pensent pouvoir échapper à cet univers, fuites en avant individuelles vers d’autres planètes ! Que deviendront les 10 milliards d’individus qui se profilent à l’horizon 2050 ? Faut il attendre une amplification des migrations climatiques ?  Quelle place pour un droit de l’environnement dans nos législations ? Quelles règles, quelles sanctions? Certaines atteintes à l’environnement méritent-elles la qualification de crime.

Réfléchissez à ces questionnements…. Le cours prendra en compte les réalités locales, que ce soit à Pézenas, Lamalou les Bains ou Lodève, et de même mes expériences personnelles en tant que responsable d’une association régionale et locale en la matière.